Que puis-je faire, mon frère, contre cet enfer
Un être pleure, Un autre reste sans cœur.
Le Sud meurt. Le Nord remplit d'or ses demeures.
Moi, je consomme pendant que d'autres se consument
Je suis un con en somme car l'autre sa souffrance seul assume.
Ma vie comble mes envies. Sa seule envie rester en vie.
J'écris de la poésie. Lui pousse un cri, survit.
Que puis-je faire, mon frère, contre cet enfer qui te ronge ?
Alors j’imagine ?
Un enfant allongé dans le désert
Sous un soleil caniculaire
Dans le Darfour cet enfant noir est mort
De plusieurs trous est parsemé son corps
Pourquoi, pourquoi un enfant?
Pour quelle(s) cause(s) en particulier?
Convertit par les adultes pour tuer
Il avait à peine sept ans
Je me demande quand les guerres vont cesser
Tant que les dictateurs gouvernent : jamais
Aidez-vous au lieu de vous tuer
Afin que les enfants vivent en paix
Mon encre, pour toi, dessine des mots.
Mélange d'espoir et de doutes
Alors les cœurs s'ouvriront.
Les êtres jamais plus souffriront.
L'utopie de la poésie vous remplit d'or.
Roland le P’tit crayon des iles