Préfères-tu un petit cœur tout noir ?
À moins que tu préfères un petit cœur de lait ?
Manque de pot, le chocolatier est déjà fermé.
Viens, je t’emmène à un diner aux chandelles,
Pour te dire à voix basse,
Je t’aime.
Penser à l'autre égaie la vie.
L'aimer de loin, l’imaginer,
C'est une caresse ravie
A ce bas – monde ruiné…
Qu'importe le grand océan ?
Que peuvent les barrières ?
Tout s'effondre dans le néant
Face à l'amour sans frontières…
Les mots allègent les maux ;
Parlons, des cœurs, le beau langage
Tel un joyeux couple d'oiseaux
N'ayant jamais connu de cage !
Laissons les songes aux dormeurs
Et vivons dans les prés en fête
Où cent mille printemps charmeurs
Offrent leurs fleurs à la cueillette.
Rions de tout notre souffle, à l’aube.
Le temps s'en va… oh, le méchant !
A peine là qu'il se dérobe
Tel un ruisseau sous un ciel séchant …
Tel est notre si court séjour
A bas les pleurs ! Vive la joie !
Chanter l’amour, sans nul détour,
Reste notre unique voie *
Rol le p’tit crayon des iles